IALA-AISM

publié le 28 juillet 2014

Participation de la DTecEMF du Cerema en sa qualité d’expert à la XVIII conférence IALA-AISM à Corogne (Espagne) du 25 au 31 mai 2014.



L’IALA-AISM (International Association of Marine Aids to Navigation and Lighthouse Authorities) est l’organisation internationale qui aide les gouvernements dans son domaine d’expertise : les aides à la navigation maritime.

L’objectif de l’IALA-AISM est de veiller, par l’harmonisation et l’amélioration des aides à la navigation mondiale, et tout autre moyen, à ce que le transport maritime soit sûr, économique et efficace, pour le bénéfice de la communauté maritime et la protection de l’environnement.

Mais l’AISM ne s’acquitte pas seule de cette tâche. Dans la réalité, cet objectif est réalisé, en partie, grâce à l’action de ses membres, des gouvernements qui choisissent d’utiliser ses publications, et des industriels qui offrent leur expertise.

La DtecEMF du Cerema est désignée en tant qu’expert par la Direction des Affaires Maritimes (DAM) et plus particulièrement chargé de participer aux comités techniques de l’AISM-IALA et de l’OMI (Organisation Maritime Internationale) qui élaborent les standards et normes utilisés dans la navigation.

La conférence s’est déroulée en Corogne sur 7 journées consacrées à des présentations sur les thèmes d’« aides à la navigation » (14 présentations), d’« e-navigation » (21 présentations), de « VTS » Vessel Traffic service (19 présentations), de « Management des Aides à la Navigation » (15 présentations), de « Best practices » (10 présentations), d’« Héritage et Conservation » (10 présentations), sans compter l’exposition de 46 membres industriels.

Quatre représentants, de la DAM (Direction des Affaires Maritimes) et du Cerema ont participé à la conférence, Vincent Denamur (DAM/SM), Eric Vassor (Cerema/DtecEMF), Jean-Charles Cornillou (Cerema/DtecEMF) et Michel Cousquer (Cerema/DtecEMF).
La DAM (Vincent Denamur) a été confirmé comme membre du conseil. Le Cerema s’est vu proposé la présidence de la session « Best practices », assuré par Eric Vassor, chef du département sécurité maritime et fluviale de la DtecEMF.

Eric Vassor (Cerema/DTecEMF)




Jean-Charles Cornillou, expert maritime de la Direction Technique de la DtecEMF, a présenté la prise en compte des situations rapprochées par le VTS d’Ouessant Trafic, sujet s’inscrivant dans les futurs travaux du comité VTS, et le traitement des echos dans les communications maritimes via la technologie VoIP, sujet préparé par Romain Gallen (DtecEMF/DT).

Jean-Charles Cornillou (Cerema/DTecEMF)




Michel Cousquer, Chef de la division Aides à la navigation de la Direction Technique de la DtecEMF, a présenté lors de la journée « Best Practices », l’utilisation de sources lumineuses à LED dans les optiques traditionnelles, préparé par Yves-Marie Blanchard (DtecEMF/DT), le système de télésurveillance des aides à la navigation utilisant les messages AIS et mettant en œuvre des stations de base dédiées « low cost », préparé par Pierre-Yves Martin (DtecEMF/DT), et la réparation d’une tourelle en mer à l’aide de béton fibré ultra performant (BFUP), préparé par Nicolas Fady (DtecEMF/DT) et Emmanuel Dénarié (EPFL).

Michel Cousquer (Cerema/DTecEMF)




La conférence s’est achevée sur les conclusions suivantes :

  • L’ AISM va se pencher sur la rédaction d’une recommendation sur l’identification des comportements anormaux afin d’améliorer les opérations dans les VTS et le contrôle des navires.
  • Une évolution vers la combinaison des systèmes de communication est nécessaire pour alimenter les systèmes d’information en matière de sécurité maritime ainsi que les services de l’e-Navigation. La protection des fréquences radio demeure d’actualité.
  • Un consensus se dégage en vue d’adopter le concept de Cloud Maritime comme une composante logique de l’e-navigation, au même titre que la standardisation des communications et le PNT résilient.
  • Comparée à l’intensité efficace, l’intensité apparente peut se révéler plus appropriée à la caractérisation de la portée des feux de signalisation maritime. Ce sujet nécessite néanmoins une étude plus approfondie.
  • Les autorités maritimes doivent avoir à l’esprit qu’il existe une importante flotte de petits navires et de navires “non SOLAS” qui ne sont pas équipés pour bénificier de tous les avantages procurés par les services de la e-Navigation.
  • En s’appuyant sur la campagne zéro accident de l’OMI / AISM, il apparait nécessaire de standardiser l’enquête, l’analyse et le rendu-compte des situations de presque accidents détectés.
  • La formation initiale et continue fait partie intégrante du processus d’ assurance de la qualité des aides à la navigation. Ces formations doivent traiter des règles de sécurité et de l’utilisation des équipements de protection individuelle.
  • La Planification Spatiale Maritime pourrait apporter un réel intérêt économique si elle est appliquée avec succès. Les autorités maritimes devront exploiter la modélisation de la topologie des routes ainsi que les études d’analyse de risque réalisées par exemple à l’aide de la boîte à outils de gestion des risques de l’AISM.
  • La prise en compte des phénomènes climatiques ou environnementaux exceptionnels pour la protection des aides à la navigation (par exemple, les ouragans, les tsunamis ou les tremblements de terre) est une stratégie d’atténuation des risques efficace.

    La prochaine conférence de l’IALA-AISM aura lieu en 2018 en Corée du Sud.

    Crédit photos IALA-AISM