Géométrie

publié le 30 août 2011

L’initialisation d’un projet débute par la définition du contour du domaine ainsi que par la bathymétrie sur l’ensemble de ce même domaine

L’initialisation d’un projet débute par la définition du contour du domaine ainsi que par la bathymétrie sur l’ensemble de ce même domaine (Menu Projet->Nouveau). Dans cette version ces données doivent être générées avant de lancer l’application et correspondre à un fichier portant l’extension .12 pour la définition des contours et un fichier portant l’extension .10 pour les données de bathymétrie. A la création d’un projet, un domaine de type fond par défaut est créé à partir des contours définis dans le fichier .12.

Dans cette version, il n’est pas possible de supprimer le domaine, ou de le modifier. Par contre, il est ensuite possible de créer sur la géométrie chargée des domaines de type "ouvage" ou de les supprimer.

Structure des fichiers de données

Pour les deux fichiers, la cote des fonds z est positive vers le bas. Ainsi une profondeur d’eau de 10m a une cote z=10. Les fichiers doivent contenir un séparateur entre chaque valeur, soit une tabulation, soit au moins un espace.

Le fichier .10 contient des points topographiques (levés bathymétrie du domaine) sous la forme x,y,z. Il faut veiller à ne pas surcharger ce fichier en incorporant inutilement trop de points, par exemple un point tous les mètres.

Il est pratique d’utiliser les cartes marines en discrétisant les courbes isobathes et en leur affectant leur cote z correspondante. Ainsi le fichier .10 se présente sous la forme suivante :

x y z

156020.00 250950.000 16.15
156040.20 250952.000 17.03
155995.89 250940.10 20.69
…… ….. …..

Le fichier .12 décrit le ou les contour(s) limitant le domaine sous la forme d’une suite de points x,y,z ordonnés et définissant ce ou ces contour(s). Chaque point dans ce fichier est précédé d’un indice ; 0 signifiant qu’un nouveau contour est initié, 1 signifiant que le contour se poursuit. Au moins un espace (ou tabulation) doit séparer chaque valeur du fichier. Chaque contour doit être fermé, ce qui implique que le dernier point du contour doit être identique au premier.

Sur la première ligne figure le nombre de lignes du fichier,la structure de ce fichier .12 est donc de la forme :

20 : nombre de ligne du fichier
0 10.0 1.0 2.0
1 20.0 3.0 4.0
…………….
1 -10.0 600.0 0.1
1 10.0 1.0 2.0 : dernier point identique au premier
0 5.0 2.0 3.0 : début d’un nouveau contour
1 2.0 4.0 10.0
…………..
1 -1.0 2.0 1.0
1 5.0 2.0 3.0 : dernier point identique au premier

Il est impératif qu’il y ait aucun point commun entre les deux fichiers .10 et .12 car le mailleur, s’appuyant sur ces deux fichiers, ne pourra construire le maillage avec des points multiples. De plus, le fichier .12 doit respecter l’enchaînement permettant de traduire le pourtour des domaines.

Le nombre maximum de points par fichier .10 et .12 est de 400 000.

Définition de la frontière maritime

Le contour doit être fermé par une frontière maritime où sera définie la houle incidente. Il est recommandé de tracer ce contour en forme d’arc de cercle et d’éviter les points anguleux sur cette frontière. Cet arc de cercle doit être défini assez grand de façon à éviter les effets de bord notamment les efftes de reflexion sur les entités frontière tout en gardant à l’esprit que plus le cercle sera grand, plus le nombre de noeuds sera important et donc les temps de calcul aussi.

Il convient ensuite de discrétiser cet arc de cercle en un nombre suffisant de points de façon à conserver la courbure initiale, un point tous les degrés peut être une base de travail. Il faut également déterminer pour tous ces points leur côte z à partir le plus souvent d’interpolation sur les isobathes les plus proches.

Ouvrages maritimes

Les ouvrages maritimes doivent être définis dans le fichier .12 comme des contours fermés constitués d’un nombre pair de polylignes. Une digue peut être définie en limite de domaine d’étude. Dans ce cas, le contour destiné à la digue ne doit pas être inclus dans le contour extérieur du domaine de type fond, mais limitrophe de ce dernier. Les points de la digue doivent être confondus avec les points du contour extérieur.

La figure ci-après illustre une définition correcte d’une digue en limite du domaine d’étude.

Pour être pris en compte dans l’étude, les ouvrages submesribles comme insubmersibles doivent être définis initialement comme des trous, soit manuellement en cliquant sur un point intérieur au contour le représentant (Menu Géométrie -> Sélection des tous) soit en laisant le logiciel effectuer une recherche automatique sur tous les contours internes au domaine d’étude (Menu Géométrie -> Sélection automatique des tous).