Échanges avec la salle sur les actions à mener

publié le 26 juillet 2011

Le problème du réchauffement climatique est soulevé. La prise en compte d’un mètre d’élévation du niveau d’eau peut poser de grandes difficultés dans les PPR. Il est nécessaire d’harmoniser les options qui ont pu être prises dans les différents départements.

Guy Désiré - CETE Ouest - intervient sur l’acquisition en cours d’un MNT sur Pays de la Loire et Poitou-Charente de via LIDAR dans le cadre de Litto 3D sous maîtrise d’ouvrage IGN.

La convention, fait appel à un cofinancement CPER 2007-2013 et fait intervenir FNADT, FEDER et Fonds Régionaux. Ce MNT sera d’usage libre pour les intervenants de la sphère publique. La précision altimétrique de 15-20cm permettra de cartographier les zones basses. Il n’y a pas eu de demande particulière pour le lever des crêtes de digues. Les données seront livrées pour mi-2011.

Échanges avec la salle :

Il sera nécessaire de demander des levers complémentaires pour les digues. Un tel lever a été réalisé dans la vallée du Rhône. Il existe un projet de lever à l’aide d’un laser longue portée qui permet de lever 100 points par m². Les tests sont en cours. Le CEMAGREF indique avoir testé cette possibilité puis avoir passé commande pour 250 km de digues.

Maxime Dubois - DGPR - présente un retour rapide sur la démarche en cours de recensement des ouvrages.

La circulaire du 7 avril sur la submersion est à l’origine de cette demande, qui rejoint les préoccupations de la DGALN sur le trait de côte. Des éléments de méthodologie seront précisés rapidement, il est apparu nécessaire d’élaborer un glossaire. Un effort de typologie doit porter sur la détermination de la hauteur des protections et les zones protégées.

La plupart des services déconcentrés disposent de données sur les protections. Il faut recueillir et consolider ces données, par exemple via BarDigues (remplissage des champs obligatoires). Amélie Roche - CETMEF - précise qu’il a été décidé de choisir de tester la méthodologie sur les sites prioritaires.

Il est précisé que la circulaire du 7 avril ne porte que sur les zones jaunes et la circulaire du 30 avril sur l’ensemble des zones basses. Il est fait remarquer que la majorité des maîtres d’ouvrages n’ont toujours pas été identifiés dans le département de la Charente-maritime par exemple.

La DGPR répond que l’absence de maîtrise d’ouvrage peut induire un classement des zones concernées en zones de solidarité. Il est donc important d’identifier en priorité les maîtres d’ouvrages pour ces zones. Il est rappelé que les zones jaunes sont des zones d’extrême danger a priori protégeables à coût raisonnable par des méthodes classiques.

Échanges avec la salle :

Le problème du réchauffement climatique est soulevé. La prise en compte d’un mètre d’élévation du niveau d’eau peut poser de grandes difficultés dans les PPR. Il est nécessaire d’harmoniser les options qui ont pu être prises dans les différents départements.

En conclusion de la journée, Joël L’Her précise que des actes de la journée seront élaborés et diffusés sous une forme à définir, avec mise en ligne des présentations sous l’outil "Alfresco" dans un premier temps. Le travail sur la DUP va commencer et comprendra deux volets techniques : un sur l’hydraulique pour définir et justifier des zones d’extrême danger et l’autre sur les ouvrages, conformément à la circulaire du 30 avril. Il faudra également apporter pour les zones expropriées la preuve de l’impossibilité d’une protection des zones à coût raisonnable et s’assurer de la bonne protection des zones jaunes.